Maryse Wolinski sur Nice Azur TV

La Sibylline dans l'Odyssée littéraire d'Evry

"Mon avis personnel: J'ai commencé ce livre en ne connaissant rien de l'auteur, ni même Misia Sert dont l'écrivain se proposait de raconter sa vie. De plus en lisant la 4ème de couverture, je m'attendais à une biographie tout ce qu'il y a de plus classique. Or quelle ne fut pas ma surprise en lisant le premier chapitre quand j'ai constaté que la biographie débutait par la mort de Misia... " Découvrez l'intégralité de l'article en ligne en cliquant ici !


La Sibylline - Chaise longue & Bouquin

Voici un roman sur une figure féminine, du début du 20e siècle : Misia.
A travers sa vie, on a une bonne description du milieu artistique des "années folles". Sa vie est mouvementée tant au niveau sentimental (avec José Sert) que professionnel. Elle est toujours à voyager et surtout elle découvre et cotoie plein de talents (Ravel, Picasso, Cocteau, Coco Chanel, S Guitry, Diaghilev, Proust). C'est également elle qui assure le succès des Ballets Russe de Diaghilev.

Cette mécène féminine, est bien décrite, et ce roman pourrait s'apparenter à une biographie, car l'auteur a effectué des recherches intensives et minutieuses sur cette période. Plus d'infos sur  Misia Sert

C'est une lecture agréable, historique, vivante et vibrante qui m'a plu.

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Misia, la sibylline dans le - Elle Belgique-

Misia, la sibylline de Proust continue de passionner les lecteurs. Et notamment en Belgique, grâce à ce bel article du Elle Belgique. La Sibylline, une histoire un peu, beaucoup, belge. La maison où Misia a vécu une partie de son enfance a été vendue à un particulier qui a l'idée de la transformer en musée en l'honneur du grand-père de Misia, le célèbre violoncelliste Adrien Servais mais aussi de Misia.

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Misia, la sibylline dans le "Elle" Belgique
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La Sibylline - Le Bookomaton

Récit à la première personne, La sibylline tient à la fois de la chronique mondaine et de la confession intime. Donnant corps et voix à Misia Godebska, égérie de la Revue blanche, des Nabis et de Serge Diaghilev, pour ne citer qu’eux, Maryse Wolinski retrace non seulement le parcours personnel de celle que Proust surnommait « la sibylline » mais décrit aussi par petites touches diverses époques, de la remuante fin du 19e siècle aux années 1950. Mallarmé, Bonnard, Vuillard, Proust, Fauré, Diaghilev, Chanel – entre beaucoup d’autres – jouent ici des coudes : on les voit aussi bien sous les feux de la rampe que dans l’intimité, on assiste à leurs coups d’éclat et leurs coups bas, à leurs moments de gloire et à leurs dernières heures… Sans trop de mal et avec une certaine légèreté, Maryse Wolinski peint une fresque chamarrée et fourmillante, donne vie à ces personnages rentrés depuis longtemps dans nos manuels de littérature et/ou d’histoire.

Parallèlement à ce survol historique, l’auteur creuse et expose l’intimité d’une femme en mal d’amour et de reconnaissance. Elle décrit sa lutte contre un passé douloureux et des scénarios qui ne cessent de se répéter. Aux histoires d’amour calamiteuses s’ajoute un statut de mécène accompagné de son lot de frustrations : ne pas être reconnu pour soi ou son travail mais à travers le travail des autres, voir partir ceux qu’elle a « faits »… Il faudra beaucoup de déconvenues à Misia pour assimiler peu à peu la leçon d’Alix d’Ambresac : « Aucun combat contre l’oubli ne parvient à ses fins, affirma-t-elle. Il faut vivre avec ce que le passé a fait de nous et accepter qu’il revienne de temps à autre nous torturer avant de reprendre l’offensive » (p. 284)

Il est difficile de ne pas ressentir de la sympathie pour cette héroïne trop souvent abandonnée… Mais sa litanie portée par un style parfois un peu trop facile a fini par me lasser (malgré un dénouement tout à fait poignant), et je n’ai continué cet ouvrage que par intérêt pour l’évocation d’une certaine époque littéraire et artistique. Je regrette d’ailleurs de ne pas y avoir croisé, même fugacement, Félix Fénéon… Je m’en vais relire sa biographie pour me consoler, tiens.

Merci à Babelio et au Seuil pour cette lecture !

Maryse WOLINSKI, La Sibylline, Paris, Seuil, 2010.



La Sibylline - L'Union

Cet été, plongez !

La Sibylline, c'est ainsi que Proust surnommait celle qui régna sur un demi-siècle de vie parisienne. C'est aussi le personnage extraordinaire qu'évoque, dans un remarquable roman, Maryse Wolinski qui s'est glissée pour l'occasion dans la peau de cette femme à la vie hors du commun. Marie-Sophie Godebska, dite Misia, est née à Saint-Pétersbourg en 1872 et morte à Paris en 1950. Grande prêtresse de la vie littéraire et artistique, personnage hors du commun dont l'existence romanesque commnce dès la naissance. Petite fille, elle joue du piano sur les genoux de Liszt et son professeur, Gabriel Fauré, l'idolâtre. Plus tard, c'est au sein d'un extraordinaire groupe d'artistes, au premier rang desquels Mallarmé, Claudel, Verlaine, ou encore Toulouse-Lautrec, Bonnard, Volleton, Ravel et Debussy, qui gravitaient autour de La Revue Blanche fondée par son premier époux Thadée Natanson, que Misia exerce ses talents de muse inspiratrice, de bienfaitrice et, bien souvent, de fascinant modèle. Férue d'avant-garde, elle devient la protectrice attitrée des Ballets russes, elle finance Diaghilev dont elle est l'amie et comme au temps d'Ubu roi de Jarry, elle collabore aux scandales que provoquent des œuvres d'avant-garde comme L'Après-midi d'un faune ou Le Sacre du Printemps, souvent aux côtés de Chanel dont elle a favorisé la vocation. Gracieuse et séduisante, elle sera ensuite l'épouse de l'américain Alfred Edwards, banquier et magnat de la presse, puis du peintre espagnol José Maria Sert qui lui léguera son nom.


La Sibylline, Maryse Wolinski, éditions du Seuil, 354 pages, 19,80 euros.

Article paru dans L'Union (Champagne, Ardenne, Picardie).


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