©Philippe Matsas
©Philippe Matsas

Née à Alger, Maryse Wolinski a passé une partie de son enfance entre Paris et le Sud Ouest où à vingt ans, après des études supérieures de journalisme, elle commence sa carrière en presse écrite. Après avoir travaillé à Bordeaux, au quotidien Sud-Ouest, elle intègre les pages « société » du Journal du Dimanche où elle rencontre le dessinateur Wolinski. Ils se marient avec dans la corbeille de mariage, deux petites filles à élever, et trois ans plus tard, naît leur fille Elsa. Ayant pris le statut de free lance, Maryse Wolinski participe à plusieurs rédactions dont celles de FMagazine, Elle, du Généraliste, journal destiné aux médecins, et collabore aux pages du Monde-Dimanche, supplément au Monde quotidien.

 

Pour sa fille Elsa, Maryse écrit des contes et une Histoire des femmes. Elle adapte pour la télévision, avec le réalisateur Alain Nahum, son premier livre publié : La Divine sieste de papa. Cette fiction musicale pour laquelle elle écrit ses premières chansons, destinées aux acteurs : Carlos, Bernadette Lafont et Sarah Mesguish, est diffusée pour la soirée de Noël, sur France 3, en 1986. Le scénario fait l’objet d’une nouvelle publication qui comprend les textes des chansons et remporte le prix du meilleur livre de jeunesse.

 

Après une troisième publication destinée aux enfants : Les Sorcières du Boisjoli, chez Hatier, dans la célèbre collection de l’Amitié, elle écrit des nouvelles pour la revue Nouvelles Nouvelles, tout en continuant à écrire des chansons, comme pour le concert-spectacle de Catherine Bériane, mis en scène par Daniel Mesguish, puis pour la chanteuse canadienne Diane Tell, avec une chanson phare, en 1988 : Je pense à toi comme je t’aime.

La même année, est publié, avec succès de presse et d’estime, son premier roman, aux éditions Flammarion, sous l’égide de Françoise Verny : Au Diable Vauvert.

L’écriture intîme prend le pas sur le reportage et en 90, elle publie un second roman : Le Maître d’amour, aujourd’hui adapté par la compagnie Jean-Claude Gallota, avec elle-même dans le rôle de l’auteur. Premières représentations en juin 2009.

 

Après avoir collaboré à une série télévisée dirigée par Jean-Claude Carrière : Association de Bienfaiteurs, diffusée sur France 3, elle publie, cette fois, aux éditions Albin Michel, un troisième roman : La femme qui aimait les hommes. Le livre entre dans la liste des best-sellers, quelque temps avant la publication de la Lettre ouverte aux hommes qui n’ont toujours rien compris aux femmes. Nouvelle entrée dans la liste des best-sellers. Trois romans suivront, tous publiés en Livre de poche et au Grand livre du mois : Graines de Femmes, La tragédie du Bonheur et La Chambre d’amour. Entre temps, elle écrit le concept et participe à l’écriture de plusieurs scénarios de la série télévisée, destinée à TF1 : Protection rapprochée.

 

Végétarienne passionnée lorsque le 21 éme siècle commence, elle s’intéresse à l’univers de la nutrition et dans un livre-document : Si tu veux maigrir, mange !, fustige les régimes. Publication au Livre de poche et au Grand Livre du mois. Au cours de son enquête, elle a rencontré des médecins qui découvrent et pratiquent une nouvelle médecine : celle de la prévention de l’âge. L’espérance de vie ne cesse d’augmenter, autant garder la forme physique et intellectuelle. Convaincue, elle enquête auprès des plus grands spécialistes, le professeur Baulieu en tête, et publie, en 2001 et 2004, deux ouvrages sur le sujet : Nous serons toujours jeunes et beaux et L’Ivresse de vivre. En 2002, elle collabore à un ouvrage collectif : Manger pour vivre?, dans la fameuse collection : Forum Diderot, aux Presses Universitaires de France.

La même année, elle publie un récit : Chambre à part, dans lequel elle s’interroge sur les couples formés dans les années soixante-dix et en particulier, mais à travers la fiction, sur le sien. En 2005, le livre, qui a remporté un vrai succès, sort au Livre de Poche.

 

En mars 2008, son roman La Mère qui voulait être femme  est publié par les éditions du Seuil, son nouvel éditeur. Trois générations de femmes d’une même famille s’affrontent au cours d’une journée exceptionnelle.

 

En mars-avril 2009, l’Alliance française l’invite pour une tournée de conférences en Inde. Ateliers avec des étudiants à Mumbaï et conférences. Rencontres à Goa avec des universitaires et des étudiants.

 

En juin 2009, elle participe à la Maison de la Culture de Grenoble, au spectacle, adapté de son second roman, Le Maître d’amour, par Claude-Henri Buffat, chorégraphié par Jean-Claude Gallotta et mis en scène par Marylin Alasset. Sept représentations avec huit danseurs, comme les personnages échappés de son roman et Maryse, jouant l’auteur ne reconnaissant plus ses personnages. Une tournée est en préparation.

Parallélement, les éditions de poche Points (Seuil) ont réédité Le Maître d’amour et La mère qui voulait être femme.

 

Le 6 mai 2010, est sorti aux éditions du Seuil son roman : La Sibylline. Et les éditions Points ont publié son tout premier roman : Au Diable Vauvert.

En juin 2010, l’Alliance française l’invite pour une tournée de conférences au Venezuela où elle participe à des ateliers avec des étudiants et des conférences. 

 

Le 17 mars 2011 son récit "Georges, si tu savais..." est publié aux éditions du Seuil.

 

Automne 2011, elle participe aux ateliers d'écriture de la Cité des Mots, créée par Catherine Zoungrana. A Tremblay comme à Villiers-Le-Bel, des garçons et des filles, inscrits aux ateliers, vont travailler sur des extraits de La Mère qui voulait être femme.

 

En 2012, quinze jours après une agression au jardin du Luxembourg où elle se promène en compagnie de sa fille, elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Cliquez-ici pour en connaître le récit !

 

Durant le traitement, elle écrit « Les Nuits indécises », un récit intime qui, pour l’heure, reste dans ses tiroirs.

 

Désormais, elle souhaite sortir de l’intime. Aussi, à l’été 2012, elle entreprend l’écriture d’une pièce de théâtre sur le parcours exceptionnel d’Edith Stein, philosophe, juive et carmélite. 

 

En janvier 2013, le texte de la pièce Edith S. a reçu le prix de la SACD-­ Beaumarchais.

 

Fin janvier 2014 : création de la pièce au théâtre Dejazet, dans la mise en scène de Marylin Alasset, avec dans le rôle-­titre : Géraldine Danon.

 

Début février 2014, publication de son dernier roman : La Passion d’Edith S. aux éditions du Seuil. 

 

Georges par Astrid di Crollalanza
Georges par Astrid di Crollalanza

Le mercredi 7 janvier 2015, quatre balles de Kalachnikov assassinaient Georges Wolinski, lors de l’attentat perpétré contre le journal satyrique : Charlie Hebdo. Sidération, déni, enfermement, colère, chagrin infini : comment une scène de guerre peut-elle avoir lieu, en France, dans les locaux d’un journal satyrique, menacé depuis plusieurs années ?

Ils ont tué Georges, mais ils n’ont tué ni ses idées, ni ses valeurs, ni l’amour du couple Georges et Maryse. Quarante sept années de vie amoureuse fracassées.

 

Le 2 septembre 2015, la première pièce de Georges : « Je ne veux pas mourir idiot », était montée avec succès au théâtre Déjazet, à Paris, en attendant une tournée en province.  Le texte de la pièce a été publié, en septembre, par les éditions du Cherche-Midi, avec une préface de Maryse.

 

Le 7 janvier 2016, publication de : « Chérie, je vais à Charlie », aux Editions du Seuil ainsi que « Ca, c’est moi quand j’étais jeune », lettre ouverte à ma femme, de Georges Wolinski, avec une préface de Maryse. Et en Points, publication de « Georges, si tu savais », avec une postface de Maryse.

 

Les éditions du Chêne publient à nouveau le Candide, illustré par Georges Wolinski, dans une nouvelle et superbe présentation.

 

 

Aujourd'hui j'ai la charge de l’œuvre de mon mari, et continue la mienne par un récit à paraître en 2017 : Le Goût de la belle vie. Je travaille encore à l’écriture d’une comédie destinée au théâtre : Ruptures.

 

« Mon chagrin est infini, mais je veux être celle qui va. »

 

 

Maryse Wolinski

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